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Posté le Dim 10 Juin - 20:41

La folie n’était pas quelque chose que tu pensais côtoyer un jour. La folie ça n’arrivait qu’aux autres, c’était ces choses dont-on parle mais qui ne nous arrive jamais. Et pourtant il semblait bien qu’aujourd’hui, la folie t’avait gagner. Parce que ça faisait des jours que tu marchais sans but, des jours que tu restais seule. Tu n’avais jamais vécu seule, c’était quelque chose dont tu es certaine, parce qu’on ne peut as vriller de cette façon lorsqu’on est habitué à la solitude.

Tu te tenais à présent face au lac embrumé. C’était presque devenu un lieu connu, souvent arpenté durant ton pèlerinage forcé. Le lac semblait-être un lieu approprié, un lieu ou peut-être tu pourrais soulager cette solitude qui te rongeait les entrailles. Tu savais que des loups passaient par ici, il t’arrivait de rencontrer leurs fragrances près du bassin, mais jamais tu ne t’étais aventurée à les pister. L’arrivée brutale sur ces terres était trop récente, et certains étaient encore troublés, voire traumatisés par ce changement soudain et l’amnésie qui semblait l’accompagner. Tu étais déjà tombée, plusieurs fois, sur des traces de combat au cours de tes promenades, et désormais tu redoutais autant que tu désirais la rencontre avec un autre lupin. La folie avait gagné plus d’un, et on ne savait plus sur qui on pouvait tomber.

T’approchant de l’eau immobile, tu plongea la tête en avant et pris quelques gorgées du liquide clair, et tu apprécias la sensation glacial qu parcourut ta gorge au passage de l’eau fraîche. Tu avais hésité au début à t’installer dans les environs du lac, puisqu’il avait été l’un des premiers endroits que tu avais découvert, mais bien vite cette option t’avait paru dangereuse. Rester au même endroit pourrait attirer l’attention de quelques autres voyageurs mal intentionnés et c’était beaucoup trop risqué avec une blessure à l’épaule de se risquer face à des adversaires peut-être en meilleure santé, ou même plus nombreux.

Tu redressas la tête et commença à observer paresseusement la rive du lac à quelques mètres de toi, étendue sur le ventre au bord du bassin. La brume avait quelque chose de sécurisant, d’intimiste qui arrivait à tromper sa vigilance, et la fatigue des derniers jours passés à bouger sans arrêt arrivait à affaiblir ta surveillance tandis ce que tu tombais dans un état de somnolence. Mais à peine tes paupières osaient s’abaisser, un mouvement fugace à travers le rideau de brume te fit sursauter, et tu tendis tous tes muscles, prête à parer la moindre attaque.« Il y a quelqu’un ? » Tu tournas ton regard ambré autour de toi, avant de rencontrer ce qui semblait-être une silhouette à travers l’atmosphère brumeuse, « Je ne cherche pas les problèmes, vous n’avez rien à craindre. »


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Posté le Ven 22 Juin - 14:16
All of these lines across my face
Tell you the story of who I am, so many stories of where I've been, and how I got to where I am
La journée est belle, peut-être est-ce la raison de ta sortie. Lors des bleus jours, je préférais rester dans ma tanière et y passer l'après-midi, m'étirant en laissant les minces rayons s'infiltrer dans la cavité et me chauffer le poil avec paresse. Ce poil, nous avons le même, en effet seul le physique est ce qui nous relie encore toutes les deux, Missandei. Auparavant, tu étais moi ; tu t'appelais Hellébore Pourpre. Ne te rappelles-tu donc pas ? Évidemment que non, tous tes souvenirs se sont envolés. Ton esprit ne m'a pas laissé la place et j'ai disparu. Désormais, je suis une âme perdue et inexistante à tes yeux de louve pleinement vivante. Je ne suis plus.
Encore une chose qui diffère l'ancienne toi de toi-même, par conséquent ma personne de la tienne ; tu aimes l'extérieur. Tu y passes le plus clair de ton temps, le museau en l'air, pleine de joie et de petits sourires conséquents, tandis que je plane au-dessus de ce corps que tu m'as volé sans ne jamais pouvoir intervenir. Que se passera-t-il le jour où tu rencontreras quelqu'un que nous connaissions avant que tu n'oublies tout, quelqu'un d'important dont je me rappelle et dont je devrai te protéger ? J'en serai tout bonnement incapable.

« Il y a quelqu'un ? Je ne cherche pas les problèmes, vous n'avez rien à craindre. » pousse une voix aiguë d'entre les brumes.

Tu tournes la tête, sans une once de méfiance. Voilà encore un élément que je suis contrainte d'observer sans pouvoir intervenir : tu es trop naïve, Missy. Un jour, cela te fera défaut, et ce masque que je nous avait construit au fil des lunes se déchirera définitivement. J'espère qu'un jour tu le regretteras. J'espère qu'un jour, tu te souviendras de tout, et que je pourrai enfin recommencer d'exister. Je me tanne ici, seule, dans cette atmosphère irréelle...
C'est le pas léger que tu te rapproches, persuadée que si elle l'affirme, c'est qu'elle est pacifique. Je le sais, j'étais toi avant que tu ne le deviennes. Je suis dans ta tête, et la moindre petite chose que tu penses, imagines ou espères, j'en suis au courant. Tout cela tandis que tu as oublié jusqu'à mon existence.

« Bonjour. Je viens en paix aussi. Je m'appelle Missandei ! Et vous ? » la questionnes-tu en sortant des ombres, notre joli pelage blond flottant au vent.

Encore une fois, je peux ressentir ce petit pincement de nostalgie et de solitude en plein cœur. À chaque fois que tu te présentes, que tu annonces le prénom qu'Ils t'ont donné, je disparais un peu plus. Je te vois là, dans mon propre corps, portant un autre prénom que le mien, et je pleure Missandei. Je pleure pour mon âme déchue.

T A G Bruma W H E N Juin 0/0 N O T E S who am i ?
››MONTY‹‹



 J'écrivais des silences, des nuits, je notais l'inexprimable ; je vivais des vertiges.

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